À la vitesse de l'oubli de Lili Catharsis Photo ©Laurent Lafolie

À LA VITESSE DE L'OUBLI

“Danser avec des images, non pas pour danser en double, non pas pour dupliquer le passé... Mais danser avec des images un peu décalées pour donner à voir le passage du temps, donner à voir la trace de ce qui devient / va devenir mémoire, donner à voir que l’avenir ne peut pas être prédit sur des modèles passés. Si c’était le cas le temps n’existerait pas.

Un psychanalyste a inventé ce mot beau mot : sémouvance. Je suppose qu’il signifie “signification du mouvement avec une connotation émotionnelle”, ou "mouvement de l'émotion devant les images". (+)

“Danser avec des images, non pas pour danser en double, non pas pour dupliquer le passé... Mais danser avec des images un peu décalées pour donner à voir le passage du temps, donner à voir la trace de ce qui devient / va devenir mémoire, donner à voir que l’avenir ne peut pas être prédit sur des modèles passés. Si c’était le cas le temps n’existerait pas.

Un psychanalyste a inventé ce mot beau mot : sémouvance. Je suppose qu’il signifie “signification du mouvement avec une connotation émotionnelle”, ou "mouvement de l'émotion devant les images". Sémouvance, un raccourci pour dire une émotion particulière que l’on ressent même si on ne peut l’expliquer. Sémouvance, l’émotion que l’on ressent devant ce spectacle.”

Christian Le Bars


Présentation

Pour créer leur troisième pièce, Catherine Vergnes et Pierre Charles Durouchoux ont eu comme déclancheur un texte de Marguerite Duras, extrait d'Hiroshima Mon Amour.
“Comme toi je connais l'oubli (+)

Présentation

Pour créer leur troisième pièce, Catherine Vergnes et Pierre Charles Durouchoux ont eu comme déclancheur un texte de Marguerite Duras, extrait d'Hiroshima Mon Amour.

“Comme toi je connais l'oubli
Comme toi je suis douée de mémoire
Je connais l'oubli
Comme toi moi aussi, j'ai essayé de lutter de toutes mes forces, contre l'oubli
Comme toi j'ai oublié
pourquoi nier l'évidente nécessité de la mémoire”

Ils expérimentent leurs mémoires corporelles en se lançant dans la réalisation d'une série d'improvisations en extérieur, dans des milieux qui les touchent physiquement et émotionnellement. Ainsi, ils vont danser sur la plage, en milieu naturel, mais aussi dans des friches industrielles. L'idée est de travailler sur la mémoire intérieure du corps, sur la conscience précise du mouvement et de l'état provoqué par le milieu, sur la capacité de pouvoir refaire un mouvement dans un même état d'être..

Toutes ces improvisations sont filmées puis projetées dans leur studio, où ils réécrivent une chorégraphie basée sur leurs mémoires des sensations et des mouvements qu'ils ont improvisés, qu'ils dansent en décalage avec la diffusion des images.

Avec A la Vitesse de l'Oubli, Catherine Vergnes et Pierre Charles Durouchoux mettent en scène des mémoires et posent la question de notre rapport à la nature et à la culture : peut-on avancer si l'on n'a pas conscience de notre point de départ, de nos capacités premières ?

“Ce sont des moments intimes... des fragments de mémoire. Les univers s'entrechoquent, tout va vite, s'accélère. La mémoire ici est directe, instantanée, elle est tout ce que nous sommes maintenant, au présent. C'est elle qui nous construit, telle une source à laquelle on puise pour aller de l'avant. Nous avons voulu, en utilisant des captations vidéo, créer une inter-action non illustrative avec la danse, une sorte de dialogue, introduisant des respirations, des accents, des ruptures.”

Catherine Vergnes


Production-Distribution
Création 2003

Chorégraphie : Vergnes-Durouchoux
Danseurs : Catherine Vergnes
Pierre Charles Durouchoux
Vidéo : Laurent Gil                           (+)

Production-Distribution
Création 2003

Chorégraphie : Vergnes-Durouchoux
Danseurs : Catherine Vergnes et Pierre Charles Durouchoux
Vidéo : Laurent Gil
Lumière : Cyril Monteil

Coproduction

Centre Culturel Jean Pierre Fabrègue de Saint Yrieix (résidence création lumière)

Partenaires institutionnels

La compagnie est subventionnée par le Ministère de la Culture et de la Communication Direction Régionale des Affaires Culturelles de Midi-Pyrénées, le Conseil Régional Midi-Pyrénées, la Ville de Toulouse et le Conseil Général de la Haute-Garonne.

Représentations

17 novembre 2004 : Université Toulouse
Le Mirail
6 et 7 février 2004 : MJC Roguet à Toulouse




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